Venezuela : réactions à l’internationale

France, Turquie, Chine, les reactions internationales vont de l’inquiétude à la condamnation après les récents développements au Venezuela.

Nicolas Maduro, président du Venezuela et son épouse

 » La Chine est profondément choquée et condamne fermement l’usage flagrant de la force par les États-Unis contre un État souverain et les mesures prises contre son président. Ces actes hégémoniques des États-Unis violent gravement le droit international et la souveraineté du Venezuela, et menacent la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes. La Chine s’y oppose fermement. Nous appelons les États-Unis à respecter le droit international ainsi que les buts et principes de la Charte des Nations Unies, et à cesser de violer la souveraineté et la sécurité des autres pays. »

C’est en ces termes que la Chine a condamné l’action des États-Unis au Venezuela ce samedi 3 janvier 2026.

Sur le réseau social X, le ministre français de l’Europe et des Affaires Étrangères, Jean-Noël Barrot a également réagi à l’interpellation du président du Venezuela Nicolas Maduro en publiant ce message :

«  En confisquant le pouvoir au peuple vénézuélien, en le privant de ses libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à sa dignité et à son droit à l’auto-détermination. La France s’est engagée avec constance, notamment par ses actions de médiation, en faveur du respect de la souveraineté du peuple vénézuélien, dont la voix doit primer.

L’opération militaire ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international. La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir. La multiplication des violations de ce principe par des nations investies de la responsabilité principale de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies aura de lourdes conséquences sur la sécurité du monde, qui n’épargneront personne. Instruite par l’Histoire, la France s’y prépare, mais ne peut s’y résoudre.

Elle réitère son attachement à la Charte des Nations unies, qui doit continuer de guider l’action internationale des États, toujours et partout  »

La Turquie quant-à-elle, a publié un communique de son ministère des affaires étrangères où elle exprime son inquiétude et appelle à la désescalade et se dit prête à apporter tout soutien pour le règlement de la crise dans le respect du droit international.

Israël pour sa part a simplement commenté :  » Si le Hamas s’oppose à quelque chose que vous avez fait, vous pouvez être sûr que vous avez bien agi  » par un post X.

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